Latvijas
Republikas (République de Lettonie)
Capitale:
Riga (830.000 hab)
Population: 2,375 millions
Langue officielle: letton
Groupe majoritaire: letton (57,6 %)
Groupes minoritaires: Russes 29,6%, Biélorusses 4,1%,
Ukrainiens 2,7%
Unité monétaire: le Lats
Système politique: république parlementaire
Indicateurs
Taux de
croissance : 3,6 % (1998)
Taux d'inflation : 4,7 % (1998)
Taux de chômage : 9,2 % (1998)
PIB : 9,7 USD (1998)
PIB par habitant : 4 100 USD (1998)
Articles constitutionnels (langue): aucune disposition linguistique
dans la Constitution de 1922 (modifiée en 1993 et 1997)
Lois
linguistiques :
-
Loi de
la république de Lettonie sur les langues (31 mars 1992)
-
Loi sur
l'éducation du 19 juin 1991; Loi sur la
citoyenneté de 1994
-
Loi du
28 juillet 1994 portant règlement intérieur du
Parlement
-
Règlement
du 25 mai 1992 relatif à l‘examen de
compétence de la langue officielle
-
Règlement
du
Conseil des ministres de la république de Lettonie relatif
à la Commission de toponymie (4 juin 1992)
-
Règlement
sur
la procédure de dénomination des stations de
chemin de
fer, ports aéroports et lieux géographiques
-
Règlement
de la république de Lettonie sur la Commission de
contrôle linguistique (22 juillet 1992)
-
Règlement
sur
l’usage de la langue officielle dans les raisons sociales et
les
informations destinées au public (4 novembre 1992)
Situation
géographique
Carte
provenant du site
Pays Baltes.com
La
république de
Lettonie est un pays d’Europe du Nord-Est, bordé
au
nord-ouest par la mer Baltique et limité au nord par
l’Estonie, à l’est par la Russie, au sud
par la
Biélorussie et la Lituanie. La Lettonie est un bien petit
pays
de 64 856 km² par rapport à la Russie (9 725 200
km²),
soit l'équivalent de la Lituanie (65 200 km²).
La Lettonie fait partie des États baltes avec l'Estonie et
la
Lituanie. Les pays baltes représentent au total 175 000
km², avec une population de 7,4 millions d'habitants. L'oblast
de
Kaliningrad, l'ancienne Königsberg allemande,
enclavé entre
la Lituanie et la Pologne, appartient à la Russie.
La Lettonie
est divisée administrativement en sept pilseta
(municipalités*) et 26 rajons (comtés):
Aizkraukles Rajons, Aluksnes Rajons, Balvu Rajons, Bauskas Rajons, Cesu
Rajons, Daugavpils*, Daugavpils Rajons, Dobeles Rajons, Gulbenes
Rajons, Jekabpils Rajons, Jelgava*, Jelgavas Rajons, Jurmala*,
Kraslavas Rajons, Kuldigas Rajons, Leipaja*, Liepajas Rajons, Limbazu
Rajons, Ludzas Rajons, Madonas Rajons, Ogres Rajons, Preilu Rajons,
Rezekne*, Rezeknes Rajons, Riga*, Rigas Rajons, Saldus Rajons, Talsu
Rajons, Tukuma Rajons, Valkas Rajons, Valmieras Rajons, Ventspils* et
Ventspils Rajons.
Carte
provenant du site Europa,
portail de l'Union Européenne
Données
démolinguistiques
Ce pays de
2,5 millions
d’habitants compte plusieurs communautés
linguistiques.
Une faible majorité (54,5 %) parle le letton et les
minorités parlent le russe (33,5 %), le
biélorusse (4,1
%), l’ukrainien (3 %), le polonais (2,2 %), le lituanien (1,7
%),
le yiddish (0,5 %), le tatar (0,2 %) et l’estonien (0,1 %).
Des trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), la Lettonie est
celui où la langue de la majorité, le letton, est
numériquement la plus faible: 54,5 % de la population de la
Lettonie parle la langue officielle.
Linguistiquement parlant, le letton fait partie des langues baltes
(avec le lituanien) et appartient à la famille
indo-européenne.
Ainsi, seuls la Lettonie et la Lituanie peuvent, linguistiquement
parlant, prétendre constituer un État balte.
Toutefois,
en raison des caractéristiques géographiques,
politiques
et démographiques, on a coutume de dire que la Lettonie, la
Lituanie et l’Estonie font partie des États baltes.
Données
historiques
Les
ancêtres des Lettons, les Lives, se sont installés
dans la région au Xe siècle. Cependant,
dès le XIIIe siècle, la Lettonie a
commencé à subir la domination de ses puissants
voisins. Ce fut d’abord les croisés allemands qui,
de 1237 à 1561, convertirent de force les peuples baltes au
christianisme et la Lettonie fit partie de la Livonie, le
«pays des chevaliers teutoniques». Puis la Pologne
absorba (après 1561) une partie du pays pour le perdre en
1621 au profit des Suédois qui le perdirent à
leur tour au début du XVIIIe siècle. Enfin,
après quelques guerres entre la Pologne et la Russie,
l’ensemble de la Lettonie finit par être soumis au
contrôle de cette dernière puissance en 1795.
La Lettonie ne devint indépendante qu’en 1920 et
«prospéra» jusqu’à
la fin des
années quarante. Toutefois, l’Armée
rouge occupa le
pays en 1940 et y installa un régime communiste: le 5
août
1940, la Lettonie devint l'une des républiques de l'URSS.
Bien
qu’elle fut occupée par l'Allemagne de 1941
à 1945,
elle réintégra l'URSS qui poursuivit alors son
processus
de soviétisation. Pendant toute la période
stalinienne
(1930-1953), la russification forcée, les
déportations
massives et l' industrialisation – qui a amené des
dizaines de milliers d'immigrés soviétiques
– ont
bouleversé l'équilibre démographique
au point
où, de tous les États baltes, la Lettonie
détient
aujourd’hui le plus fort taux de russophones: 33,5 %.
Il faut bien se souvenir qu’à partir de 1940 le
letton a
perdu son statut de langue officielle de facto au profit du russe. Le
letton n’a plus été utilisé
comme langue de
l’administration; les documents juridiques étaient
d’abord rédigés en russe puis traduits
en letton au
besoin; l’apprentissage du letton dans les écoles
russes
était facultatif, etc. Bref, les Lettons on
été
obligés d’utiliser le russe même dans la
vie de tous
les jours. Enfin, la libéralisation politique en URSS,
à
la fin des années quatre-vingt, raviva le nationalisme
letton.
Le gouvernement letton proclama l'indépendance en mai 1990
et le
gouvernement soviétique la reconnut officiellement le 6
septembre 1991.
L'actuelle république de Lettonie a
succédé
légalement à la république
indépendante de
même nom qui avait existé de 1918 à
1940.
C’est pourquoi la Constitution de 1922,
considérée
comme le texte juridique suprême, a continué
à
s’appliquer bien que des modifications aient
été
apportées en 1993 et en 1997 ; d’autres
modifications sont
encore à prévoir dans un proche avenir. Le
Parlement,
appelé le Saeima, a créé
récemment une
commission pour élaborer une deuxième partie de
la
Constitution devant porter sur les droits de l'homme.
En Lettonie, comme en Lituanie, le rétablissement de
l'indépendance ne s'est pas fait sans violence. En 1991, les
forces spéciales du ministère
soviétique de
l’Intérieur (OMON) ont
pénétré en
Lettonie et ont causé la mort de plusieurs Lettons, ce qui
n’a fait que renforcer la volonté
d'indépendance du
pays. En effet, 73,7 % des votants se sont prononcés pour
l'indépendance totale lors du
référendum
organisé le 3 mars 1991.
Après avoir retrouvé son indépendance
le 21
août 1991, la Lettonie avait adopté, le 15 octobre
1991,
la Loi sur la citoyenneté. Cette loi était
fondée
sur celle de 1919: la citoyenneté lettonne est
accordée
aux personnes qui l'avaient obtenue avant le 17 juin 1940 ainsi
qu’à leurs descendants. Les immigrés
russophones
qui sont arrivés massivement en Lettonie après la
Seconde
Guerre mondiale doivent avoir résidé au moins 16
ans en
Lettonie (aujourd'hui, cinq) et réussir un examen de letton
pour
pouvoir acquérir la nouvelle citoyenneté.
D'après LECLERC, Jacques. «Lettonie»
dans
L’aménagement linguistique dans le monde,
Québec,
TLFQ, Université Laval, 13 février 2006, [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/lettonie.htm],
(21 février 2006).
La
LETTONIE en photos
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